
À propos de ma pratique :
Ma pratique est pluridisciplinaire : photographie, peinture, sculpture, écriture poétique, vidéo et installation. J’y aborde des questions liées à l’écologie, aux limites perceptives, au non-humain, à la magie et à la science, d’une philosophie de l’amour et de la mort aux potentielles caries dentaires des poissons.
Les dimensions collectives et participatives sont également centrales. Ma pratique dialogue avec celles d’autres créateurs et chercheurs issus de champs variés. Ensemble, nous produisons des œuvres collectives
Ma démarche implique une collecte constante de récits, d’images et d’idées, façonnés en installations sur mesure selon les espaces d’exposition. Ces einstallations n’offrent pas de réponses univoques : plusieurs voix y résonnent, oscillant entre sérieux et humour. Bien que les différents sens soient stimulé, les éléments ne coîncident pas pleinement entre eux. Il n’y as pas ici d’immersion mais toujours un léger dysfonctionnement, une aspérité qui rejette l’illusion, propose de s’arrrêter justement là où ça accroche.
La photographie est envisagée comme un médium vivant et stratifié. À rebours de la transparence numérique, je superpose les couches techniques et matérielles : pellicule argentique développée, retouchée, imprimée sur bois, enrichie à l’huile. En mettant en lumière les traces de production, mes œuvres affirment leur statut de représentation et résistent à l’homogénéisation algorithmique. Mon ambition est d’offrir des « points d’honnêteté » des objets visuels qui célèbrent les imperfections, les flous, les absences, et persistent dans la mémoire.
Conceptuellement, mon travail s’articule autour de la notion de lisières : ces frontières poreuses incarnent l’indéfini, l’entre-deux , l’orée du bois, la lumière entre chien et loup, la poésie qui tord la langue. Des espaces où les dissonances cognitives ouvrent le champ perceptif et invitent à accueillir l’invisible.
Les images dialoguent avec des objets, des dispositifs lumineux et des textes poétiques pour tisser des strates narratives à la croisée du drame, du sublime et de l’ordinaire. Chaque exposition est un récit qui déploie une certaine ambiguïté, pour affiner nos perceptions et tendre à mieux saisir ce qui nous détermine.